Le manque de soutien financier et des services pour les personnes souffrant de santé mentale et leur famille

Le manque de soutien financier et des services pour les personnes souffrant de santé mentale et leur famille

Bonjour,

J'ai bien compléter votre formulaire - mais il touchait peu les aspects sociaux et fiscaux des ménages québécois aidants naturels et des personnes souffrant d'handicap physique ou mentaux qui nous occupent dans ce dossier.

Dans un premier temps, j'aimerais relevé le point 10 de la charte des droits et liberté :


Toute personne a droit à la reconnaissance et à l’exercice, en pleine égalité, des droits et libertés de la personne, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l’orientation sexuelle, l’état civil, l’âge sauf dans la mesure prévue par la loi, la religion, les convictions politiques, la langue, l’origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l’utilisation d’un moyen pour pallier à ce handicap. Il y a discrimination lorsqu’une telle distinction, exclusion ou préférence a pour effet de détruire ou de compromettre ce droit.

  • A cet effet, je considère que la loi de la régie du logement sur l'allocation au logement dont votre ministère est en charge de l'application est discriminatoire puisqu'elle fait une distinction basée sur l'âge et exclue toute personne dans une situation identique de moins de 53 ans.
Justificatif: Le loyer, les revenus et l'incapacité à trouver un emploi touche tout autant les personnes souffrant d'handicaps physiques ou mentaux. Un loyer et un compte d'électricité n'est pas moins cher pour les 24 ans que pour les 54 ans. Toute personne ayant une déficience fonctionnelle majeure reconnue devrait avoir droit à cet allocation nonobstant l'âge. Vous conviendrez que nous ne sommes plus en 1980. Les loyers aujourd'hui sont de l'ordre de 450-650 pour un 3.5 le coût électrique est en moyenne 70-100$ par mois, ceci crée une charge mensuelle prenant plus de 70% des prestations d'aide de dernier recours ce qui est nettement supérieur à la norme du 25% et ce qui ne permet pas aux personnes souffrant de santé mentale ou d'handicap important d'avoir un niveau de vie décent (droits économiques et sociaux, point 45 de la Charte des droits et Libertés du Québec).

" Toute personne dans le besoin a droit, pour elle et sa famille, à des mesures d’assistance financière et à des mesures sociales, prévues par la loi, susceptibles de lui assurer un niveau de vie décent."

Nous sommes très loin d'un niveau de vie décent ici lorsque 70% d'une allocation mensuelle est réservée au logement uniquement. Ou sont les programmes fiscaux ou sociaux qui doivent mitiger les augmentation faramineuse de la denrée alimentaire, des coûts d'électricité (4.3%+) des coûts du logement pour les plus démunis de notre société - ceux qui n'ont pas choisi de vivre de la prestation de la solidarité sociale, mais qui leur est imposé néanmoins par leur condition?

Par ailleurs, je tiens à souligner qu'il y a un manque important tant qu'aux remboursements des frais et qui pourraient être engendrés dans le cadre de support à l'intégration au logement dans les régions ou les services des CSSS sont inexistants. Par exemple, lorsque nous avons tenter d'intégrer mon fils en logement. Mon fils a besoin du support à domicile pour le ménage, un support à la cuisine sur une base hebdomadaire, la visite d'un travailleur social de façon ponctuelle, la gestion de la médication, etc.. - il n'est pas unique. Bien que nous remplissions ces taches en tant qu'aidant naturel, il nous est impossible d'assurer un suivi plus fréquent vu les distances. Puisque nous devrons recourir à des services privés, ces frais devraient être remboursables à 100% pour les aidants naturels ou au coût qu'il en couterait pour la ressource d'un CLSC qui auraient à défrayer ces coûts pour aider les membres de leur famille souffrant d'une déficience fonctionnelle majeure à développer leur autonomie. Ces crédits remboursables ne devraient même pas prendre en considération le revenu des aidants naturels - si ces services ne sont pas disponibles, les aidants naturels font en quelque sort un "prêt" à l'état pour répondre à un bris de service.

La désinstitutionalisation a sauvé des milliards de dollars à l'état - il est juste et équitable que ces sommes soient réparties en entier à la réinsertion en milieu de vie des personnes souffrant de santé mentale ou de psychopathologie sévère. Présentement, très peu dans les programmes fiscaux, sociaux et de santé n'aident cette réinsertion dans la juste mesure des sommes épargnées par la désinstitutionalisation. J'aimerais que votre ministère se penche sur la situation des prestataires de la solidarité sociale avec déficience fonctionnelle majeure et les familles de ces derniers qui depuis 30 ans sont grandement négligés en terme de support fiscal innovateur pour cette clientèle.

Comme vous le savez déjà peut être, la première étape à réduire le nombre d'itinérants qui souffrent de santé mentale dans les rues de Montréal est de s'assurer qu'il y ait des services en nombre suffisant dans les régions ou des programmes fiscaux qui puissent permettre aux aidants naturels d'y répondre, de s'assurer que les familles déjà éprouvées puissent aider ces membres de leur famille et non pas les abandonner, faute de moyens financier, à la providence . Il y a un monde de différence entre les besoins d'une personne de 70 ans et ceux d'une personne de 20 ans, vos programmes sont très mal adaptés à cette réalité. Les derniers ont besoin d'activité physique (voir les études sur les effets bénéfiques de l'activité physique et la santé mentale), il mange aussi de façon différente et ils ont devant eux, et non pas derrière eux, pas loin de 50 à 55 ans si l'on compte l'espérance de vie des Canadiens. Plus tous les ministères concernées s'harmonisent à développer des solutions ou programmes viables et d'incitatifs importants pour les employeurs potentiels, plus ont augmente les chances que ces personnes puissent devenir autonomes dans leur environnement et qui sait, peut être autonome de l'état aussi.

Puis-je vous suggérer :
  • Des crédits d'impôt pour programmes d'activités physiques (accompagnement, équipement, abonnement, etc...);
  • Élargir le sens "d'aidant naturel" dans le cadre de psychopathologie - on aide encore plus lorsque la personne ne vit pas avec nous - ceci est documenté. Adapté cette terminologie pour les moins de 70 ans !
  • des subventions assez généreuses pour incités les employeurs à utiliser les services des personnes ayant des psychopathologies graves pouvant leur permettre de se lancer ou de réintégrer le marché du travail;
  • le ministère de la santé devrait pouvoir harmoniser l'heure des injections en dehors des heures de travail (plusieurs perdent leur emploi lorsque l'employeur les voit s'absenter deux fois par mois) - je crois que des infirmières mobiles seraient moins cher par ailleurs, que tous ces déplacements qui sont remboursés par un autre ministère (c'est la même poche au bout du compte, les $ des contribuables) ;
  • Abolir le principe de "chambres" et développer des ilots d'habitation supervisés; Note : une chambre n'est pas un chez-soi, une chambre signifie "temporaire" ce n'est pas un mode de vie viable. C'est une institutionnalisation privatisée. Cette institutionnalisation privatisée, en bout de ligne, devient extrêmement onéreuse pour l'état sur le long terme que de développer des ilots d'habitation supervisés ou une panoplie de services pourraient y être intégrés et qui limiteraient la ré-hospitalisation chronique. Nous le faisons pour les personnes âgées et les personnes avec handicap physique sévère, pourquoi n'est-ce-pas disponible pour les personnes souffrant de psychopathologie ?

J'ai beaucoup de difficulté à comprendre avec tous les organismes communautaires qui existent au Québec, comment que les programmes fiscaux et sociaux pour cette catégorie de québécois sont mal adressés ou totalement absent.

Je suis d'avis que se pencher sur les programmes adressant les besoins spécifiques de la clientèle TED et de santé mentale aurait un impact important tant d'un point de vue social que politique. Un québécois sur trois aura dans sa vie, un ami, un enfant, un parent qui souffre de santé mentale.


Louise Prins - AIDANTE NATURELLE de pleins droits.




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